J’ai une amie afghane âgée de 20 ans qui a fait la connaissance d’un jeune bengali de 19 ans. Ils vivent tous les deux à Londres. Ils sortaient ensemble pendant près d’un an. Puis ils sont tombés fortement amoureux l’un de l’autre. Leur relation a abouti à la fornication.

Brusquement, le jeune a disparu à la suite d’une opération magique montée par sa sœur, une femme qui œuvre pour détruire les relations qui unissent les gens.
Les parents du jeune l’ont vivement conseillé d’épouser la fille mais il a refusé sous prétexte qu’il est toujours un étudiant sans travail. Il est rentré chez lui depuis quelque temps. Il entretenait toujours des contacts avec la fille.
Nous avons appris depuis deux mois qu’il a l’intention de se marier là-bas oubliant qu’il y a une fille qui l’attend ici, une fille à laquelle il a fait ce qu’il a fait.

Certains disent que le garçon est sans doute envouté ; ses comportements sont bizarres. Comment se détourne-t-il sans aucune justifications ni avertissement de se marier avec une femme qu’il aimait et qui le lui rendait ?

Quant à la fille, elle sombre dans la déception et ne sait pas ce qu’elle a à faire. Elle hésite entre deux choses : oublier son ami et ouvrir une nouvelle page de sa vie ou attendre qu’il revienne l’épouser. Qu’en pensez-vous ?
Que devait-elle faire ? Lui conseillez-vous d’accomplir une prière de consultance ou de laisser l’affaire entre les mains d’Allah et attendre ce que le déroulement des jours va nous révéler ? Doit – elle maintenir le contact avec la famille du garçon ou y mettre fin ? Nous espérons recevoir votre assistance. Puisse Allah vous récompenser par le bien.

Louanges à Allah

Premièrement, la
relation établie entre une jeune fille et un jeune garçon commence par un
regard admiratif et finit souvent par entraîner des rapports sexuels illicites
et pécheresses qui n’aboutissent qu’au mal, à la perversion et à la tentation.
Allah le Puissant et Majestueux a dit : « Et n’approchez point la
fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin! »
(Coran, 17 :32).

Cheikh Saadi (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : «  Interdire qu’on s’y
approche est plus éloquent que la simple interdiction de le faire car le
premier s’applique à ses préparatifs et incitations. En effet, celui qui se
promène près d’une réserve risque d’y pénétrer. Ceci est d’autant plus vrai qu’il
s’agit d’une chose (la sexualité) à laquelle les âmes sont fortement
enclines. » Extrait de Tafsir as-Saadi, p. 457.

Le fait pour un jeune
garçon de faire la connaissance d’une fille étrangère, l’établissement d’une
relation d’amour entre eux et ce que cela implique en fait de  rencontres, de conversations, de sentiments
débordants, tout cela et tout ce qui lui ressemble constituent de larges portes
qui donnent accès à la perversion et à la tentation. Toute personne qui écoute
et voit en acquiert une connaissance certaine.

La présente affaire ne
relève pas d’une opération magique montée par la sœur du jeune homme ou autre
chose. Bien au contraire, il s’agit d’une relation faussement fondée dès le
début. Le point de départ du redressement, le devoir le plus important pour les
deux personnes concernées est de se repentir d’avoir noué cette relation
déviée. Ensuite, qu’ils ouvrent une nouvelle page avec Allah.

 Le repentir à effectuer par un pécheur repose
sur la condition de regretter  ce qu’on a
fait, de le cesser et se résoudre à ne plus récidiver. Chacune de ces phases
nécessite de la part de chacune des personnes concernées la rupture de ses
relations avec l’autre car il s’agit de relations fausses parce qu’absolument
interdites.

Deuxièmement, la prière
de consultance n’a pas sa place dans cette affaire car elle est prévue dans les
choses licites entre lesquelles on hésite puisqu’on ne sait pas comment faire
le bon choix. Quant aux obligations et recommandations, elles ne peuvent pas
faire l’objet d’une consultance car elles sont ordonnées. Il en est de même de
ce qui est interdit ou réprouvé. Ils ne sont pas concernés par la consultance
car la loi religieuse les interdit. Voir la réponse donnée à la question n°
11981.

Une fois qu’il est clair
que la consultance n’a pas sa place ici et que les deux parties impliquées
doivent se repentir sincèrement devant Allah et mettre fin à la mauvaise
relation, tout homme raisonnable sait que l’attachement à des illusions
lointaines et la volonté de compter sur un absent relèvent de la débilité
mentale et entraînent une perte d’intérêts religieux et profanes. C’est
pourquoi on dit : celui qui vous renvoie à un absent ne vous fait pas
justice
.

 Le jeune en question s’est détourné de la
fille alors qu’ils vivaient encore dans la même ville, comment dès lors
s’attend-t-elle à ce qu’il lui revienne après qu’il l’a abandonnée et est parti
très loin ?!

Si chacun d’eux se
repent et met fin à la relation qu’ils entretiennent et si le garçon désire
épouser la fille par la suite, il n’y a aucun inconvénient à ce qu’il le fasse,
à condition  toutefois qu’elle ne
l’attende pas. Effacez plutôt la page noire de votre vie. Commencez une
nouvelle page. Peut-être Allah agréera-t-Il votre repentir et pardonnera-t-Il
votre faux pas, vous couvrira-t-Il de Sa belle couverture et vous le
remplacera-t-Il par un autre meilleur. Pour davantage d’informations, se
référer à la réponse donnée à la question n° 117567 et à la question n°
148528.

Allah le
sait mieux.